La vengeance de Voldemort
Harry, une main toujours plaquée sur le front, s’assis sur son lit, attrapa ses lunettes sur la table de chevet et alluma la lumière. Son rêve lui avait semblé si réel, Lord Voldemort qui complotait avec ses serviteurs, à un moyen de le tuer. Harry frémit en sachant, par expérience, que ses rêves étaient réels, alimentés par la colère et la soif insatiable de mort et de destruction du Seigneur des Ténèbres. Harry, bien malgré lui, tendit l’oreille, mais n’entendit que les ronflements bruyants de son cousin, qui troublaient le silence nocturne.
Un long moment passa avant que sa cicatrice ne cesse de lui brûler le front et il put enfin enlever sa main. Encore un peu sous le choc de ce qu’il venait de rêver, il jeta alors un coup d’œil à son réveil, qui indiquait qu’il était une heure cinq du matin. Cela faisait plus d’une heure qu’il avait quinze ans et il se demandait, déjà, ce qui l’attendrait, cette année, à Poudlard.
Harry, un jeune sorcier de 15 ans, pouvait paraître pour
un adolescent quelconque, avec ses yeux verts, ses lunettes rondes, ses cheveux
noirs toujours en bataille et la fine cicatrice en forme d’éclair qui lui barrait
le front. C’était cette cicatrice, et les circonstances dans lesquelles il
l’avait eu qui rendaient Harry différent des autres. En effet, alors qu’il
avait tout juste un an, le plus puissant mage noir de l’époque, Lord Voldemort,
était arrivé, un soir, chez James et Lily Potter, les parents d’Harry.
Voldemort avait d’abord tué son père, puis sa mère. Mais, voulant, enfin, tuer
Harry, le sort que lui avait lancé le sorcier avait ricoché et avait heurté
Voldemort, le réduisant à presque rien et lui supprimant ses pouvoirs. Harry
s’en tira sans autre blessure que cette mince cicatrice sur le front, et finit
chez les Dursley, dont sa tante avait toujours reniée sa sœur, la mère de
Harry, faisant semblant d’être fille unique. Depuis ce jour où il était arrivé
chez les Dursley, son oncle Vernon, sa tante Pétunia et son cousin Dudley
n’avaient cessé de le tyranniser, espérant qu’il ne découvrirait jamais ses
pouvoirs. Harry avait eu la plus grande surprise de sa vie, quand le jour de
ses onze ans, un demi-géant nommé Hagrid, Garde-chasse et professeur à
Poudlard, lui avait révélé qu’il était un sorcier et qu’il devrait étudier dans
l’une des plus grandes écoles de sorcellerie, Poudlard. Il fut ainsi plongé
dans le monde de la sorcellerie, où il découvrit, à son plus grand étonnement,
qu’il était connut de tous comme étant celui qui avait anéantit Voldemort qui
avait semé la terreur, pendant ses douze ans de règne.
Harry écouta encore un moment les bruits qui régnaient dans la
maison, en s’attendant à ce que les Dursley ne se fatiguent pas à lui offrir
quelque chose pour son anniversaire. En effet, les Dursley étaient des Moldus
(des personnes dépourvues de pouvoirs magiques) et détestaient tout ce qui
touchait à la magie. Si bien que Harry n’était pas vraiment le bienvenu chez
eux. D’ailleurs, Harry se serait bien passé de vivre chez eux mais il n’avait
pas d’autres choix que de s’en accommoder.
Harry s’apprêtait donc à commencer sa cinquième année à Poudlard,
à Gryffondor (l’une des quatre maisons de l’école) avec ses deux meilleurs
amis, Ron Weasley et Hermione Granger. Ron, issu d’une famille de sorcier,
était peu familier avec les techniques Moldues. Hermione, elle, étant issue
d’une famille de Moldus, n’avait pas ce problème, et était de plus, la meilleure
élève de l’école.
Harry, assis sur son lit, jeta un coup d’œil à sa chambre, son bureau, recouvert de parchemins et ses différents livres de cours et autres grimoires, la cage, vide, d’Hedwige, sa chouette, près de la fenêtre, la vieille valise où était rangée la plupart de ses affaires de sorcellerie, notamment sa baguette magique, la cape d’invisibilité qu’il avait hérité de son père, son Éclair de feu, le balai de course le plus efficace, ses robes de sorciers de l’année précédente,... en bref, tout ce que les Dursley ne supportaient pas.
Il fut soudainement tiré de ses pensées, par un léger bruit à la fenêtre de la pièce. Il se dépêcha de l’ouvrir, en apercevant une chouette au plumage blanc comme neige, perché sur le rebord, tapant la vitre avec son bec. Dès que Harry lui eut libéré le passage, Hedwige s’engouffra dans la chambre et vint se poser sur le bureau. Harry s’aperçut alors qu’elle n’était pas seule. Une petite “boule de plumes” grises voletait en hululant joyeusement autour d’Hedwige, qui claqua du bec d’un air agacé.
“Coq, tais-toi un peu, tu va réveiller les Dursley !”
murmura Harry, en attrapant au vol, la boule de plume qui était en fait
Coquecigrue, le hibou de Ron.
Le petit animal se tut, enfermé entre les doigts de Harry. A présent, six rapaces s’étaient installés sur son bureau. En tant que maîtresse des lieux, Hedwige exigea la priorité et, venant se poser sur l’épaule de Harry, lui mordilla affectueusement le doigt et lui tendit la patte pour qu’il puisse prendre la lettre et le paquet qu’elle portait. Il prit ensuite la lettre de Coq et le libéra en lui donnant, au passage, un morceau de Miamhibou, ce que faisait Ron, pour calmer la frénésie de son hibou. Coq, occupé à grignoter son biscuit, (ce qui, vu sa taille, lui prendrait un petit moment) se tut. Harry se tourna alors vers les autres hiboux. Il ne connaissait aucun des quatre. Il voyait devant lui, un hibou au plumage gris brun, une chouette hulotte, deux chevêches et un moyen-duc qui portait une lettre au sceau de Poudlard. Harry commença donc par la lettre du moyen-duc qui, une fois déchargé de sa lettre, quitta le bureau et sortit dans l’air frais de la nuit, par la fenêtre restée ouverte. Il enleva enfin les lettres que portaient les autres rapaces.
Avec tout son courrier, Harry alla s’asseoir sur son lit et commença par la lettre de Ron.
“Salut Harry,
Bon
anniversaire, mon vieux ! Alors, comment ça va ?
J’espère que les Moldus ne te traitent pas trop durement. Nous, à la maison, ça
pourrait aller mieux, mais maman refuse de nous laisser sortir. Heureusement
que Fred et Georges sont là, pour mettre de l’ambiance à la maison. Ils ont
inventés pleins de nouveaux gadgets. Errol est mort il y a quelques jours, mais
mes parents se sont achetés un nouveau hibou. C’était pas trop tôt ! Errol
était vraiment dans un état lamentable ! Alors, papa a écrit à Dumbledore pour
savoir si tu pouvais venir à la maison pour le mois d’août et il est d’accord !
Donc, on viendra te prendre, que tes Moldus le veuille ou non, dans deux jours,
vers 14h00 ! Réponds-moi vite, en me renvoyant Coq !
A bientôt !
Ron.”
Harry sourit, se demandant bien ce
que mijotait Ron. Mais il était un peu attristé d’apprendre la mort de Errol,
le vieux hibou gris des Weasley. La lettre accompagnait un livre intitulé “Quidditch
: nos célébrités révèlent leurs secrets”. Il s’intéressa ensuite à la
lettre que lui avait apportée la chouette hulotte. Ouvrant la lettre, il
reconnut l’écriture soignée de Hermione.
“Salut Harry,
Avant tout, je te souhaite un bon
anniversaire. Désolée de ne pas t’avoir écrit plus tôt, mais je suis en
Bulgarie, depuis déjà deux semaines. C’est trop génial là-bas, leurs coutumes
sont très différentes de chez nous et j’ai appris de nouvelles traditions. En
plus, Viktor et ses parents, sont très sympathiques. Il m’a même emmené à ses
entraînements de Quidditch. J’ai pût rencontrer les autres joueurs de son
équipe. Mais, ne le dit pas à Ron, tu sais que ça ne lui plairait pas. Sinon,
une autre chose à ne pas dire à Ron, j’ai été nommée Préfète de Gryffondor,
j’ai reçut la nouvelle, il y a deux jours ! Tu crois que Ron va bien le prendre
? Ben, je rentrerais dans deux semaines. On pourrait se retrouver sur le Chemin
de Traverse !
J’espère que tu n’as pas trop de problème avec le retour de
Tu-Sais-Qui ! Tu as eu des nouvelles de Sniffle, dernièrement ?
Bon, je te laisse ! J’espère que mon cadeau te plaira.
Hermione.”
Harry sourit à nouveau, en imaginant la tête de Ron quand Hermione lui dirait tout ça. En effet, Ron était quelque peu jaloux que Hermione sorte avec Viktor Krum, le meilleur attrapeur de Quidditch du monde et qui était venu à Poudlard, lors du Tournoi des Trois Sorciers, l’année précédente. Krum, lors de la deuxième tâche du tournoi avait invité Hermione à venir chez lui, en Bulgarie, pour les vacances d’été. Et il savait que Ron n’apprécierait pas de savoir qu’elle était là-bas, pas plus, d’ailleurs, de savoir sa nomination en tant que préfète. En effet, Ron ne gardait pas un très bon souvenir de Percy, un de ses frères aînés, qui avait été préfet, et qui se montrait particulièrement arrogant et prétentieux.
Harry ouvrit alors le cadeau d’Hermione qui contenait un livre,
sur le Quidditch, “Un siècle de Quidditch” et une
autre enveloppe. Harry l’ouvrit et en sortit une liasse de photos et un mot
d’Hermione.
“Harry,
J’ai profité de l’occasion de côtoyer diverses équipes
internationales de Quidditch et, un peu de Viktor, d’une certaine façon, pour
avoir des dédicaces des plus grands joueurs. J’en ai eu, pour toi, et pour Ron
(pour m’excuser !).Il y avait une coupe sélective, pour les prochaines coupes
du monde, donc, j’ai pu voir beaucoup de grands joueurs. Alors, en tout cas,
j’ai eu les dédicaces des sept joueurs bulgares, et des équipes d’Australie,
Angleterre, Irlande, Ecosse, France, Italie, Japon, Brésil, Canada et Afrique.
A bientôt sur le Chemin de Traverse !
Hermione.”
Harry éclata de rire, en imaginant, Hermione papillonnant d’un joueur à l’autres pour obtenir de quoi calmer la colère de Ron, ou de se faire comprendre par un japonais. Il jeta un coup d’œil aux photos et s’intéressa ensuite à la lettre de Poudlard. Elle contenait une lettre de Hagrid, qui lui disait qu’il était aller à l’étranger, avec Madame Maxime, qu’il espérait que les Moldus ne l’embêtaient pas trop et qu’il avait hâte de le revoir à Poudlard. Sa lettre était accompagnée d’une lettre de Poudlard, lui rappelant que la rentrée des classes aurait lieux le premier septembre, ainsi que la liste de fournitures scolaires, pour l’année suivante. Le hibou gris brun, se révéla être le nouveau hibou des Weasley que la mère de Ron lui avait envoyé pour lui apporter un gros gâteau au chocolat. Harry s’intéressa ensuite à la lettre d’Hedwige, écrite par Sirius, le parrain de Harry, et qui accompagnait un livre sur le Quidditch. Finalement, Harry ouvrit la dernière lettre et resta stupéfait en découvrant une lettre écrite de la main de Cho Chang, l’Attrapeuse de l’équipe de Serdaigle, à Poudlard, et que Harry aimait beaucoup.
“Cher Harry,
J’espère que tu va bien et que tu passe de bonnes vacances, malgré
ce qui s’est passé lors du Tournoi des Trois Sorciers. Ca a dû être très dur,
ce que tu a vécut ! Bon, je voulais tout d’abord te souhaiter un bon anniversaire
et je voulais te dire aussi que, si Cédric ne me l’avais pas demandé, j’aurais
été ravie d’aller au Bal de Noël, avec toi. Si, cette année, il y a un nouveau
bal, je serais heureuse d’y aller en ta compagnie.
On se revoit à Poudlard !
Cho.
PS :
J’espère que mon cadeau te plaira ! C’est pas grand chose, mais bon...”
Le cadeau de Cho se révéla être une
photo d’elle, devant sa maison, et lui adressant de grands signes de la mains.
En effet les photos de sorciers, contrairement aux photos Moldues, étaient
animées.
Peu
après, Harry, se leva de son lit et souleva une lame de parquet branlante, que
cachait son lit et où s’entassait bon nombre de victuailles en tout genre et y
déposa le gâteau de Mrs Weasley, qu’il préférait garder pour plus tard. En
effet, Dudley, le gros et gras cousin de Harry étant au régime, depuis l’année
dernière (régime qui se révélait totalement inefficace), la tante Pétunia, pour
garder le moral de son fils, avait obligé tout le monde à suivre le régime de
Dudley. Harry, qui ne l’entendait pas de cette oreille et n’avais pas envie de
passer tout l’été à manger de la “nourriture pour lapin”, comme disait son
oncle, avait, comme l’année précédente, demandé un coup de mains à ses amis qui
avaient tous participés, en lui envoyant bon nombreux de victuailles, passant
des confiseries (Patacitrouilles, Chocogrenouilles, Ballongomme du Bullard,
Fondants du Chaudrons, Dragées Surprise de Bertie Crochue,...) aux gâteaux et
pâtés (que lui avait envoyés Mrs Weasley). Harry sourit, à la perspective du
petit-déjeuner royal qui l’attendrait, et referma sa cachette, avant de ranger
cadeaux et lettres sur son bureau où il s’installa pour répondre à Ron,
Hermione, Cho et Sirius. Son réveil indiquait 6h00 du matin quand le dernier
hibou s’envola par la fenêtre, dans l’air frais de l’aube. Il passa les deux
heures suivantes à réfléchir, allongé sur son lit, et à feuilleter ses
différents livres, jusqu’à ce qu’il entende l’agitation qui caractérisait le
réveil des Dursley.
Chapitre précédent Chapitre suivant
Aller au Chapitre : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21,
22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 41